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170 recettes
Emblème culinaire de Santorin, la fava est la spécialité la plus célèbre des Cyclades : une purée onctueuse de pois cassés jaunes longuement mijotés puis réduits en crème avec de l'huile d'olive. Servie tiède en meze, nappée d'un filet d'huile fruitée et parsemée d'oignon rouge cru et de câpres croquantes, elle marie la douceur du légume sec à l'acidité et au croquant des condiments. Simple à réaliser, économique et profondément savoureuse, c'est l'une des recettes végétaliennes les plus abouties de toute la cuisine grecque insulaire.
Le grand classique de la côte napolitaine : des palourdes fraîches ouvertes en un éclair à l'ail, à l'huile d'olive vierge extra et au vin blanc, puis mariées aux spaghetti dans leur jus nacré et iodé. Une recette de bord de mer, rapide et exigeante à la fois, où tout se joue sur la fraîcheur du coquillage et la justesse de la liaison, sans une once de fromage, comme le veut la tradition.
Le psari plaki est l'un des grands classiques de la cuisine grecque des îles et du littoral : des filets de poisson blanc cuits lentement au four sur un lit de pommes de terre fondantes, nappés d'une sauce tomate parfumée à l'oignon, à l'ail et au vin blanc. Généreusement arrosé d'huile d'olive avant et après cuisson, ce plat unique marie la fermeté délicate du poisson à la douceur confite des légumes, pour un résultat aussi simple à réaliser qu'impressionnant à servir.
Le souvlaki est la brochette grecque par excellence, vendue à tous les coins de rue d'Athènes : des cubes d'échine de porc marinés à l'huile d'olive, au citron et à l'origan, grillés à feu vif jusqu'à être dorés et juteux, puis servis avec un tzatziki maison bien frais et des pitas tièdes. Simple, généreuse et redoutablement parfumée, c'est la recette parfaite pour un barbecue entre amis ou un dîner d'été convivial.
De fines rondelles de pomme séchées au four et parfumées à la cannelle — un goûter croquant et sans sucre ajouté, facile à emporter.
Le manti est le ravioli minuscule de Kayseri, plié à la main puis poché avant d'être noyé sous un yaourt à l'ail glacé et un beurre fondu au piment. Né des steppes d'Asie centrale et transmis de génération en génération dans les foyers turcs, ce plat demande de la patience : chaque petite aumônière doit être pincée avec soin pour ne pas s'ouvrir à la cuisson. Le contraste de chaud et de froid, de crémeux et d'épicé, en fait l'un des sommets discrets de la cuisine turque.
La horiatiki est la salade emblématique des tavernes grecques : de généreux quartiers de tomates bien mûres, du concombre croquant, poivron vert, oignon rouge, olives de Kalamata charnues et câpres, simplement liés par une huile d'olive vierge extra et de l'origan séché. Sa signature reconnaissable entre toutes : un bloc entier de feta posé sur le dessus, jamais émietté, que chacun découpe à sa guise à table. Sans une feuille de laitue, cette salade de village mise tout sur la fraîcheur et la qualité de quelques produits d'été soigneusement choisis.
Des barres énergétiques maison sans cuisson, à base de dattes et d'amandes — le goûter pratique à emporter, sans sucre ajouté ni additif.
Le grand classique des plats mijotés grecs : de gros haricots blancs fondants nappés d'une sauce tomate parfumée à l'oignon, la carotte et les herbes fraîches, puis gratinés lentement au four jusqu'à ce que le dessus caramélise légèrement. Un plat de saison, entièrement végane, aussi bon chaud que tiède, qui incarne l'esprit de la cuisine « ladera » grecque : simple, généreuse et pensée pour être partagée à table avec du bon pain et quelques olives.
Emblème des tables de Puebla, le chile relleno marie la douceur légèrement piquante du poblano rôti à la générosité d'un fromage filant, le tout enveloppé d'une fine cape dorée de blancs d'œufs battus en neige puis frite. Servi nappé d'une sauce tomate maison à peine relevée d'oignon et d'ail, ce plat végétarien copieux exige de la précision à chaque étape, du pelage du piment au capeado, mais récompense par un contraste inégalé entre croustillant, moelleux et fondant, digne des grandes tables de fête mexicaines.
Les keftedes sont les boulettes de viande les plus populaires de Grèce : un mélange de bœuf, ou de bœuf et de porc, parfumé à la menthe fraîche, à l'origan et à une pointe de vin rouge, façonné à la main puis doré à la poêle jusqu'à obtenir une croûte croustillante et un cœur moelleux et juteux. Servies chaudes en meze avec du tzatziki glacé, une salade horiatiki et du pain pita, ou en plat principal avec du riz pilaf, elles incarnent la générosité de la table grecque, aussi bien au quotidien que dans une taverne animée entre amis.
La soupe turque par excellence : des lentilles corail fondues en un velouté doré et soyeux, parfumé au cumin, à la menthe séchée et à une pointe de paprika torréfié, relevé au moment de servir d'un trait de citron qui réveille tout le plat. On la trouve à toute heure sur les tables turques, du petit-déjeuner tardif au dîner d'hiver, tant elle réconforte sans jamais alourdir. Rapide, économique et entièrement végétale, elle se prépare en moins d'une heure avec des ingrédients de garde-manger, pour un résultat digne des meilleures lokantas d'Istanbul.
La çoban salatası, littéralement « salade du berger », est le mezze frais que l'on retrouve sur toutes les tables turques dès les beaux jours : tomates juteuses, concombre croquant, oignon et poivron vert taillés en dés minuscules, relevés de persil, d'huile d'olive et d'un trait de citron. Simple en apparence, elle exige une coupe précise et des légumes bien épépinés pour rester croquante plutôt que détrempée. Servie fraîche à côté des grillades, elle apporte l'acidité et le croquant qui équilibrent la viande.
Le pollo al ajillo est l'un des grands classiques des bars à tapas espagnols : des morceaux de poulet saisis jusqu'à obtenir une peau dorée et croustillante, puis mijotés avec une quantité généreuse de gousses d'ail en chemise qui confisent doucement dans l'huile d'olive et le vin blanc. Laurier, thym et une pointe de piment séché parfument la sauce, qu'un trait de vinaigre de xérès vient réveiller juste avant de servir. Un plat rustique, économique et redoutablement parfumé, à saucer sans retenue avec du bon pain.
Le menemen est le grand classique du petit-déjeuner turc : des œufs mijotés directement dans une compotée de tomates bien mûres et de poivrons verts fondants, relevés d'une pointe de pul biber. Loin de l'omelette, la texture reste crémeuse et légèrement coulante, presque veloutée, portée par un jus de tomate réduit jusqu'à épaississement complet. On le sert bouillant, à même la poêle, entouré de pain frais pour saucer chaque bouchée. Un plat rustique, généreux, redoutablement simple une fois la bonne technique acquise.
Sur le trompo vertical des taquerías de Mexico, de fines lamelles de porc mariné à l'achiote et aux piments séchés tournent devant la flamme, se dorent et se détachent en copeaux croustillants directement sur la tortilla. Cette version pour la maison recrée cette même marinade rougeoyante — guajillo, ancho, rocou, vinaigre et épices — appliquée à des tranches fines saisies à la plancha, avec l'ananas caramélisé qui vient équilibrer le piquant. Un classique du soir à Mexico, à composer soi-même à table.
Le lahmacun est la « pizza » turque par excellence : un disque de pâte roulé à l'extrême, si fin qu'il en devient presque translucide, recouvert d'un hachis de viande d'agneau parfumé à la tomate, au poivron et aux épices, puis cuit en quelques minutes dans un four porté à sa température maximale. Servi brûlant, arrosé d'un filet de citron et garni de persil frais et d'oignon émincé, il se déguste roulé sur lui-même, à la main, comme dans les rues de Gaziantep ou d'Urfa.
Le hamsi tava est le plat signature de la côte turque de la mer Noire : de petits anchois frais roulés dans un voile de farine de maïs, puis frits à la minute jusqu'à une coque dorée et craquante qui cède sur une chair tendre et iodée. À Trabzon comme à Rize, on le mange sans façon, à peine sorti de la poêle, avec un quartier de citron qui réveille le gras de friture et des rondelles d'oignon qui apportent du croquant. Simple en apparence, ce plat exige un geste précis et une huile à la bonne température : tout se joue en quelques minutes.
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