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170 recettes
Ce bol généreux incarne la cuisine de rue du Sud-Vietnam dans ce qu'elle a de plus vivant : des vermicelles de riz frais et légers, du porc mariné à la citronnelle puis grillé jusqu'à caraméliser en surface, une profusion d'herbes et de légumes croquants, et ce nước chấm sucré-acidulé qui lie chaque bouchée. Simple à réaliser, spectaculaire à table, c'est le repas complet par excellence des soirées chaudes, aussi rafraîchissant que copieux.
Le kimchi jjigae est le ragoût du quotidien par excellence en Corée : un kimchi bien mûr et acidulé mijote avec de la poitrine de porc et du tofu ferme dans un bouillon rouge, corsé et profondément réconfortant. Longuement sauté puis mijoté jusqu'à ce que ses sucres se concentrent, il se sert bouillonnant, directement dans sa marmite, avec un bol de riz blanc pour absorber chaque goutte. C'est aussi la meilleure façon de transformer un pot de kimchi trop fermenté en l'un des plats les plus aimés de toute la Corée.
Le bún chả est le déjeuner emblématique de Hanoï : de fines tranches de poitrine de porc et de petites galettes de porc haché, grillées au charbon de bois jusqu'à belle caramélisation, puis trempées dans un bol de nước chấm tiède, sucré-acidulé et relevé de pickles de carotte et de daïkon. Le tout s'accompagne de vermicelles de riz froids et d'un généreux plateau d'herbes fraîches, à composer bouchée par bouchée.
Star incontestée du chikin coréen, le dak-gangjeong est un poulet frit deux fois à la croûte fine et craquante, enrobé à chaud d'une sauce brillante au gochujang, au miel et à l'ail. Sucrée, relevée et légèrement acidulée, elle colle aux morceaux sans jamais les ramollir. Servi brûlant, parsemé de cacahuètes concassées et de sésame grillé, ce classique de la street food se déguste avec du riz vapeur, quelques légumes marinés et une bière bien fraîche.
Le bánh mì est l'un des sandwichs les plus emblématiques d'Asie du Sud-Est, né de la rencontre entre la baguette apportée par les Français et la tradition vietnamienne du croquant, de l'acidité et des herbes fraîches. Sous une croûte fine et craquante se cache une garniture généreuse : pâté onctueux, porc ou charcuterie, pickles de carotte et de daïkon, concombre, coriandre et piment, liés par une pointe de mayonnaise et de sauce soja. Un équilibre parfait entre gras, acidité, fraîcheur et piquant, à dévorer sur le pouce ou en repas complet.
Le phở bò est la grande soupe nationale du Vietnam, née dans les faubourgs de Hanoï au tournant du XXe siècle : un bouillon de bœuf limpide et parfumé, mijoté des heures avec des épices torréfiées, versé bouillant sur des nouilles de riz plates et de fines lamelles de bœuf cru saisies à l'instant par sa seule chaleur. Servi avec une assiette d'herbes fraîches que chacun compose à sa guise, c'est un plat de patience autant que de précision, où la limpidité du bouillon signe le savoir-faire du cuisinier.
Le plat signature de Saïgon, incontournable des gargotes et des petits-déjeuners populaires : une côte de porc aplatie puis marinée à la citronnelle, grillée jusqu'à belle caramélisation, servie sur un lit de riz brisé moelleux, accompagnée d'un œuf au plat au jaune coulant, de pickles croquants, de concombre frais, d'une huile de cébette parfumée et d'un bol de nước chấm à doser selon l'envie.
Le kebab d'Adana est la brochette la plus célèbre du sud-est de la Turquie : de l'agneau et sa graisse hachés au couteau jusqu'à obtenir une pâte fine et collante, relevée de poivron rouge, d'ail et de piment pul biber, puis moulée à la main sur de larges brochettes plates et grillée à la braise vive. Sa texture moelleuse et son piquant maîtrisé tiennent entièrement au tour de main : un vrai hachage au couteau, jamais au robot. Servi brûlant avec oignons au sumac et pain lavash tiède.
Un bar entier rôti au four sur un lit de tomates cerises confites, d'olives et de câpres, arrosé de vin blanc et d'huile d'olive vierge extra. Une recette de trattoria familiale, aussi simple que spectaculaire, où la peau croustillante protège une chair nacrée et juteuse.
Le bibimbap est le grand bol composé emblématique de la cuisine coréenne : du riz chaud surmonté de légumes sautés et blanchis un à un pour préserver leurs couleurs, de fines lamelles de bœuf mariné, d'un œuf au jaune coulant et d'une cuillère de gochujang. On ne mélange qu'à table, à la dernière minute, pour que chaque bouchée révèle le contraste des textures avant que tout ne se fonde en un plat unique, généreux et parfaitement équilibré.
La blanquette de veau à l'ancienne est le mijoté français par excellence : des morceaux de veau fondants, pochés en douceur puis nappés d'une sauce blanche onctueuse liée au jaune d'œuf, garnie de champignons de Paris et de petits oignons grelots. Plat du dimanche transmis de génération en génération, elle incarne le réconfort de la cuisine bourgeoise. Cette version fidèle aux gestes classiques - blanchiment de la viande, cuisson lente, liaison réalisée hors du feu - garantit une sauce parfaitement lisse et une viande fondante à cœur.
Le riz de fête indien dans sa version la plus spectaculaire : du basmati parfumé aux épices entières, monté en couches avec un masala de légumes relevé, du safran, de la menthe fraîche et des oignons frits, puis cuit à l'étouffée pour que chaque grain reste détaché et gorgé d'arômes. Un plat d'apparat, né des cuisines royales moghlanes, qui demande de la précision mais récompense chaque étape.
Nées un soir de 1964 au comptoir de l'Anchor Bar à Buffalo, ces ailes de poulet ont conquis l'Amérique entière avant le reste du monde. Ici, la peau devient délicieusement craquante au four grâce à une astuce de chef, la levure chimique, sans une goutte d'huile de friture. Enrobées chaudes d'une sauce beurre-piment vive et brillante, elles se dégustent avec des bâtonnets de céleri frais et une sauce crémeuse au fromage bleu qui tempère le feu. Un classique de bar sportif à refaire chez soi, aussi simple que spectaculaire.
Le chili con carne est le mijoté texan par excellence : du bœuf longuement braisé avec tomates, haricots rouges et un mélange d'épices tex-mex torréfiées, pour une sauce riche, épicée et profondément parfumée. Ce plat généreux demande peu de gestes techniques mais récompense la patience : plus il mijote doucement, plus les saveurs se lient. Servi avec du riz, du cheddar râpé ou une touche de crème fraîche, c'est un classique familial encore meilleur réchauffé le lendemain.
Le ceviche mexicain est la fraîcheur des côtes du Pacifique dans une assiette : des dés de poisson blanc irréprochable, « cuits » sans flamme par l'acidité vive du citron vert, puis mêlés à la tomate, l'oignon rouge, le concombre, la coriandre et le piment serrano avant d'être couronnés d'avocat crémeux. Servi bien froid sur des tostadas croustillantes, c'est un plat d'une simplicité trompeuse qui exige avant tout un poisson d'une fraîcheur absolue et un sens précis du minutage.
Le vrai guacamole mexicain ne connaît ni mayonnaise ni yaourt : juste des avocats bien mûrs, écrasés grossièrement au molcajete avec du citron vert, de l'oignon, de la coriandre fraîche et un piment serrano pour le piquant. Cette recette respecte la tradition, sans ail ni épices superflues, pour laisser la texture crémeuse et le goût pur de l'avocat s'exprimer pleinement. Servi frais dans le mortier de pierre qui a servi à le préparer, avec des totopos croustillants pour plonger et déguster sans attendre.
Le gà nướng sả est l'un des grands classiques du barbecue vietnamien : des cuisses de poulet entaillées puis longuement marinées dans une pâte parfumée à la citronnelle, à l'ail, à l'échalote, au nuoc-mâm et au miel, avant d'être grillées lentement jusqu'à obtenir une peau laquée et caramélisée. Le résultat est une chair juteuse, légèrement fumée, à la peau croustillante et au parfum citronné si caractéristique du Sud du Vietnam. Un plat convivial à partager en plein air, avec du riz et des herbes fraîches.
Née sur les quais de Boston et du Rhode Island, la clam chowder de Nouvelle-Angleterre est la soupe de palourdes la plus emblématique des États-Unis : un velouté épais et laiteux, parfumé à la poitrine fumée, où fondent des pommes de terre tendres et une chair de palourde iodée. Ni trop liée ni trop liquide, elle se mijote patiemment pour marier ses saveurs et se déguste bien chaude avec des crackers salés. Une recette de bistrot marin, généreuse et réconfortante, à préparer sans se presser.
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