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170 recettes
La moujadara est le plat le plus humble et le plus aimé du Liban : des lentilles brunes et du riz mijotés dans le même bouillon, couronnés d'une épaisse couche d'oignons caramélisés jusqu'au brun acajou. Le secret ne tient ni à une épice rare ni à un geste compliqué, mais à la patience : laisser les oignons fondre lentement jusqu'à ce qu'ils deviennent sucrés et presque confits. Servie tiède avec un yaourt bien frais et une salade de concombre, c'est la cuisine paysanne libanaise dans ce qu'elle a de plus réconfortant.
Le pla nueng manao est l'un des plats de poisson emblématiques de la cuisine thaïlandaise : un poisson entier cuit à la vapeur jusqu'à devenir soyeux, puis noyé sous une sauce vive au citron vert, à l'ail pilé et au piment oiseau. Aucune friture, aucune matière grasse ne masque le goût du poisson : tout repose sur sa fraîcheur et la précision de la vapeur. Servi bouillant, à peine nappé au dernier moment, ce plat réunit l'acidité, le sel, le sucre et le piquant qui définissent la cuisine thaïe, pour un résultat spectaculaire et d'une grande simplicité.
La brochette libanaise par excellence : agneau et bœuf hachés pétris longuement avec oignon, persil et sept-épices, moulés à la main autour d'une broche plate puis grillés à feu vif jusqu'à obtenir une croûte dorée et un cœur juteux. Simple dans ses ingrédients, la kafta exige un vrai geste de boucher pour tenir sur la broche sans se détacher, et se retrouve sur toutes les tables de grillades du Liban, du souk du vendredi soir aux repas de famille en terrasse.
Le chich taouk est la brochette reine des grillades libanaises : des cubes de haut de cuisse de poulet longuement marinés au yaourt, à l'ail, au citron et aux sept-épices, puis grillés jusqu'à obtenir une chair tendre et parfumée sous une fine croûte dorée. Servi avec une sauce toum onctueuse et bien blanche, il s'impose aussi bien à table qu'en sandwich, et se prépare sans difficulté dès lors que la marinade a le temps d'agir la veille.
Le vrai taboulé du Levant n'a rien d'une salade de céréales : c'est avant tout du persil plat finement ciselé au couteau, réveillé de menthe fraîche et de tomates juteuses, à peine lié par une poignée de boulgour fin. Citronné, généreux en huile d'olive, il incarne la fraîcheur du mezze libanais et se prépare entièrement cru, sans aucune cuisson.
Voici LE plat de cantine et de stand de rue thaïlandais par excellence : du bœuf haché saisi à feu vif au wok avec ail, piment oiseau et une quantité généreuse de basilic sacré (bai kra pao), au parfum poivré et presque anisé. La sauce, courte et concentrée entre sauce de poisson, sauce d'huître et sucre de palme, enrobe la viande sans jamais la noyer. Servi sur un riz jasmin brûlant et couronné d'un œuf au plat aux bords dentelés et croustillants, c'est un classique thaïlandais prêt en vingt minutes, aussi rapide qu'un plat de rue et tout aussi savoureux chez soi.
À Tripoli, sur la Corniche, c'est LE plat qu'on va chercher les pieds dans l'eau : un poisson blanc à la chair ferme, rôti puis généreusement nappé d'une sauce onctueuse au tahini relevée d'ail, de citron et de piment, avant d'être couronné de noix et de pignons dorés à sec. Fleuron de la cuisine côtière libanaise, ce plat impressionne par sa présentation tout en restant accessible à qui maîtrise deux gestes clés : ne jamais dessécher le poisson, et amener la sauce à une consistance nappante.
Le poulet frit du Sud américain dans toute sa splendeur : mariné de longues heures au babeurre pour une chair juteuse et tendre jusqu'à l'os, puis enrobé d'une panure épicée en double passage qui devient, à la friture, une croûte mordorée et bruyamment craquante. Ce classique populaire, hérité des traditions écossaises et ouest-africaines, se sert brûlant, juste salé à la sortie de l'huile, aussi bien pour un repas de fête que pour un pique-nique du dimanche.
Née au Brown Derby, le restaurant mythique d'Hollywood, la Cobb salad est bien plus qu'une salade composée : un repas complet où poulet, œuf dur, bacon croustillant, avocat, tomates et fromage bleu se répondent en rangées bien nettes sur un lit de romaine ciselée, liés par une vinaigrette moutardée vive versée au moment de servir. Généreuse, colorée et parfaitement équilibrée, elle reste l'une des salades-repas les plus populaires des tables américaines, aussi convaincante pour un déjeuner d'été que pour un dîner léger entre amis.
La coleslaw est la salade de chou incontournable des tables de barbecue américaines : chou blanc et carottes émincés finement, liés dans une sauce crémeuse et acidulée qui doit rester croquante jusqu'à la dernière bouchée. Simple en apparence, elle exige une technique précise, dégorger le chou au sel avant de l'essorer, pour éviter l'écueil classique d'une salade détrempée. Fraîche et vive, elle équilibre à merveille le gras et le fumé du pulled pork ou des travers de porc grillés.
Le kongnamul muchim est le banchan le plus emblématique de la table coréenne : des germes de soja jaune blanchis puis assaisonnés d'ail, d'huile de sésame grillé et de graines de sésame toastées. Sa texture doit rester nette et croquante sous la dent, jamais spongieuse, et son parfum totalement dénué d'amertume grâce à une cuisson à couvert respectée à la lettre. Simple en apparence, ce plat révèle son excellence dans le minutage précis du blanchiment et dans l'équilibre discret de l'assaisonnement, qui ne doit jamais masquer la fraîcheur végétale des pousses.
Le tteokbokki est l'incarnation même du bunsik, la cuisine de rue coréenne : des bâtonnets de riz gluants et moelleux, mijotés jusqu'à devenir fondants dans une sauce brûlante au gochujang, sucrée-salée et généreusement pimentée. Les galettes de poisson apportent leur mâche iodée, les œufs durs adoucissent le feu du piment, et la sauce, réduite jusqu'à napper chaque tteok, se déguste impérativement à la cuillère, encore fumante, sans jamais traîner sur la table.
Le jambalaya est le plat signature de la Louisiane, celui qui résume à lui seul l'âme de La Nouvelle-Orléans et de l'Acadiana : un riz cuit directement dans un bouillon parfumé, avec saucisse fumée, poulet et crevettes, sur la base incontournable de la sainte trinité (oignon, poivron vert, céleri) relevée aux épices cajun. Servi bien chaud dans sa cocotte, c'est un plat unique généreux et convivial, pensé pour nourrir toute une tablée sans complication.
Emblème du petit-déjeuner et du brunch en Caroline du Sud, ce plat marie la douceur réconfortante d'une semoule de maïs longuement remuée au beurre et au cheddar avec le mordant vif de crevettes juste saisies au paprika fumé et relevées d'un trait de citron. Tout se joue dans le timing : des grits patiemment travaillés à feu doux pour une texture soyeuse, des crevettes saisies quelques minutes à peine pour rester nacrées et juteuses. Un classique du Sud, simple en apparence, exigeant dans l'exécution.
Le sundubu jjigae est le ragoût réconfortant par excellence de la cuisine coréenne : un bouillon écarlate au gochugaru où fond un tofu soyeux à peine tenu, enrichi de palourdes et de crevettes qui parfument le bouillon de leur iode. Servi bouillonnant dans sa marmite en terre cuite, il se termine toujours par un œuf cru cassé à la surface, qui achève de cuire à table sous les yeux des convives. Un plat généreux et spectaculaire, à accompagner simplement de riz blanc chaud.
Véritable institution du Sud-Vietnam, ce gỏi cuốn chay décline en version vegan les rouleaux de printemps traditionnels : une galette de riz translucide roulée bien serrée autour de tofu doré à la poêle, de vermicelles de riz, d'une julienne de carotte et concombre croquants, et d'un bouquet de menthe, coriandre et ciboulette. Aucune friture, aucune cuisson finale : on trempe, on garnit, on roule, et l'on sert frais avec une sauce hoisin-cacahuète onctueuse. Léger, coloré, parfait en entrée ou en repas d'été.
Le bulgogi incarne l'art du barbecue coréen : de fines lamelles de bœuf marinées dans un mélange sucré-salé à base de poire, d'ail et de sésame, puis saisies à feu vif jusqu'à ce que les sucs caramélisent en surface. Né dans les cuisines royales avant de conquérir les tables familiales et les grils de rue, ce plat doit sa tendreté à l'enzyme naturelle de la poire et sa profondeur de goût à un équilibre précis entre sauce soja, sucre et huile de sésame. Servi bien chaud, il se déguste enroulé dans une feuille de salade, en ssam.
Le haemul pajeon est la plus spectaculaire des crêpes salées coréennes : une pâte fine liée à l'eau glacée, saisie à la poêle jusqu'à ce que ses bords deviennent dentelés et croustillants, généreusement garnie de calamars, de crevettes et d'oignons nouveaux entiers. Servie coupée en parts avec une sauce soja-vinaigre vive, c'est le plat que l'on partage à plusieurs, traditionnellement les jours de pluie, avec un bol de makgeolli.
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